A la rencontre des travailleurs menacés du Delhaize de Dinant

18/06/2014

La délégation des travailleurs a d’abord témoigné de la consternation du personnel face à l’ampleur du plan annoncé (2.500 pertes d’emploi) et sur un plan plus local, de l’étonnement face au peu de temps laissé au magasin par le groupe Delhaize pour remonter la pente après les travaux du centre-ville ayant considérablement ralenti l’activité. Ont également été évoqués la concurrence entre enseignes et le problème plus global de la cohabitation des parcs d'activités économiques et des centres villes commerciaux. Au centre des discussions, donc, la crainte d’une fermeture du supermarché… mais aussi de sa cession à un franchisé avec un net recul en termes de sécurité et de qualité des emplois (commissions paritaires différentes, absence de délégation syndicale, emplois au rabais…).

Sur la question du déclenchement brutal de la procédure Renault, nous avons rappelé le combat mené par les socialistes pour voter une proposition de loi « droit d’alerte » (c’est une procédure qui permettrait aux travailleurs d’être correctement informés dès les premières difficultés, une sorte de sonnette d’alarme tirée à temps pour dégager des solutions et éviter ainsi le pire).

Les participants se sont quittés avec la volonté de poursuivre les échanges d’information pour qu’un relai soit fait concernant le combat mené par le personnel Delhaize.

Voir le communiqué de la Fédération PS de Dinant-Philippeville